AD INFINITUM - FRANÇOIS RICHARD QUARTET
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01. Intuition (5:15)
02. Secousse cosmique (5:13)
03. Rhodium (6:27)  
04. Été 99 (4:52)
05. Une autre histoire (6:58)  
06. Joyeux millénaire (3:49)  
07. Apologie (5:00)  
08. Between Rain and Clouds (8:09)
09. Scout Boots (3:54)  
10. Labyrinthe (5:35)  
11. Ad Infinitum (6:03)  










François Richard Flûte en dos & sol, Geoff Lapp Piano,
Frédéric Alarie Contrebasse, Michel Lambert Batterie

Enregistré au Studio 12 Radio-Canada Mtl févtier 2005
Mixé au Studio 12 Radio-Canada Mtl mars 2005
Prise de son et mixage Pierre Plante
Réalisateur Alain Bédard
Conception graphique de la pochette Pascal Milette
Cri Communications
Photos Pierre Crépô
Traduction Normand Richard
Compositions / arrangements - SOCAN François Richard
sauf « Scout Boots » Geoff Lapp
Booking François Richard et Consultart, Pierre Bertrand
Producteur François Richard
production Effendi Records

CD Ad Infinitum disponible via
le site de EFFENDI RECORDS
et chez les bons disquaires.

Merci Carole Therrien, Lucie, Alain Chénier, Claire Lawrence, mes amis proches et ma famille pour leurs encouragements, aux musiciens du groupe pour leur créativité, à l’équipe de production qui a fait un travail remarquable, et au Conseil des Arts et des Lettres du Québec pour son soutien pendant cette période cruciale de ma carrière.

Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds de la musique du Canada.
Merci à Musicaction.

AD INFINITUM
On ne trouve pas des flûtistes jazz à tous les coins de rue. Et le mystère demeure entier : pourquoi? À prime à bord, le charme élégant et raffiné qui émane de l’instrument trouve tout de suite chez le piano un allié naturel et les réunions musicales que convoquent la flûte sont souvent intimes, jamais conflictuelles et pourtant, la planète jazz une fois sondée, les cinq doigts de la main suffisent pour en identifier les principaux protagonistes, Hubert Laws et Herbie Mann étant certes les plus visibles. FrançoisRichard serait donc de cette graine de marginal, une créature atypique dans la jungle jazz, à contrecourant des choix populaires? Et s’il était un impénitent défricheur?

«La flûte apporte une dimension que l’on ne retrouve pas avec d’autres instruments, ça donne quelque chose de plus lumineux au jazz», confie t-il. Le jazz est un langage de vertiges, d’incertitudes, et François Richard, la fin quarantaine, incarne parfaitement cette définition. Il préfère suggérer qu’affirmer, créer des nouveaux espaces de dialogue, loin de soumettre ses ensembles à l’aristocratie du chef.

Et voilà Ad Infinitum au moment où on ne l’attendait plus. Un cinquième album en tant que soliste où Richard fait l’éloquente démonstration d’un travail longuement mûri, réunissant autours de lui comme l’on rassemble des amis autours d’une table un quatuor de vieilles connaissances : Michel Lambert à la batterie, Geoff Lapp au piano et Frédéric Alarie à la contrebasse.

«Je suis content de la chimie de l’équipe, l’interaction est fluide et contrairement à Coïncidence, mon disque précédent, nous avons eu l’occasion de jouer souvent les pièces avant de les enregistrer en studio, elles ont donc évolué». Richard signe dix des onze titres, Geoff Lapp a composé Scout Boots la neuvième plage du compact.

«C’est un album aux styles différents réunis dans une même homogénéité sonore, le défi, c’était ça : englober une bonne palette de couleurs et de styles qui va du latin au bebop, au jazz modal, au jazz-funk, ou à l’influence post-impressionniste à la Debussy».

Bien sûr, ses thèmes de résistance y trouvent leur place, avec ses amis les conversations sont riches de déclarations et cette connivence joyeuse perceptible tout au long des onze titres de cette nouvelle mouture montre toutes les facettes d’un esprit révolutionnaire. Chacun vient ici avec ses idées, son sens du jeu, en cultivant le singulier au pluriel.

Élève de Jean-Pierre Rampal durant les années soixante, co-leader de l’Orchestre Sympathique au tournant des années quatre-vingt, «session man» prisé, compositeur de musiques de films dont le classique québécois Les bons débarras, concertiste infatigable, compositeur fascinant et producteur de Créations Musicales, François Richard est sans exagérer une figure marquante du jazz canadien. Suffit de se laisser bercer par Ad Infinitum pour s’en convaincre.

Claude Côté, Journaliste, Mai 2005

 



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