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François
Richard Flûte en dos & sol, Geoff Lapp
Piano,
Frédéric Alarie Contrebasse, Michel Lambert
Batterie
Enregistré au Studio 12 Radio-Canada Mtl févtier 2005
Mixé au Studio 12 Radio-Canada Mtl mars 2005
Prise de son et mixage Pierre Plante
Réalisateur Alain Bédard
Conception graphique de la pochette Pascal Milette
Cri Communications
Photos Pierre Crépô
Traduction Normand Richard
Compositions / arrangements - SOCAN François Richard
sauf « Scout Boots » Geoff Lapp
Booking François Richard et Consultart, Pierre
Bertrand
Producteur François Richard
production Effendi Records
CD Ad Infinitum disponible via
le site de EFFENDI RECORDS
et chez les bons disquaires.
Merci Carole Therrien, Lucie, Alain Chénier, Claire Lawrence,
mes amis proches et ma famille pour leurs encouragements, aux musiciens
du groupe pour leur créativité, à léquipe
de production qui a fait un travail remarquable, et au Conseil des
Arts et des Lettres du Québec pour son soutien pendant cette
période cruciale de ma carrière.
Nous reconnaissons laide financière du gouvernement
du Canada par lentremise du Fonds de la musique du Canada.
Merci à Musicaction. |
AD INFINITUM
On ne trouve pas des flûtistes jazz à tous les coins
de rue. Et le mystère demeure entier : pourquoi? À
prime à bord, le charme élégant et raffiné
qui émane de linstrument trouve tout de suite chez
le piano un allié naturel et les réunions musicales
que convoquent la flûte sont souvent intimes, jamais conflictuelles
et pourtant, la planète jazz une fois sondée, les
cinq doigts de la main suffisent pour en identifier les principaux
protagonistes, Hubert Laws et Herbie Mann étant certes les
plus visibles. FrançoisRichard serait donc de cette graine
de marginal, une créature atypique dans la jungle jazz, à
contrecourant des choix populaires? Et sil était un
impénitent défricheur?
«La flûte apporte une dimension que lon ne retrouve
pas avec dautres instruments, ça donne quelque chose
de plus lumineux au jazz», confie t-il. Le jazz est un langage
de vertiges, dincertitudes, et François Richard, la
fin quarantaine, incarne parfaitement cette définition. Il
préfère suggérer quaffirmer, créer
des nouveaux espaces de dialogue, loin de soumettre ses ensembles
à laristocratie du chef.
Et voilà Ad Infinitum au moment où on ne lattendait
plus. Un cinquième album en tant que soliste où Richard
fait léloquente démonstration dun travail
longuement mûri, réunissant autours de lui comme lon
rassemble des amis autours dune table un quatuor de vieilles
connaissances : Michel Lambert à la batterie, Geoff Lapp
au piano et Frédéric Alarie à la contrebasse.
«Je suis content de la chimie de léquipe, linteraction
est fluide et contrairement à Coïncidence, mon disque
précédent, nous avons eu loccasion de jouer
souvent les pièces avant de les enregistrer en studio, elles
ont donc évolué». Richard signe dix des onze
titres, Geoff Lapp a composé Scout Boots la neuvième
plage du compact.
«Cest un album aux styles différents réunis
dans une même homogénéité sonore, le
défi, cétait ça : englober une bonne
palette de couleurs et de styles qui va du latin au bebop, au jazz
modal, au jazz-funk, ou à linfluence post-impressionniste
à la Debussy».
Bien sûr, ses thèmes de résistance y trouvent
leur place, avec ses amis les conversations sont riches de déclarations
et cette connivence joyeuse perceptible tout au long des onze titres
de cette nouvelle mouture montre toutes les facettes dun esprit
révolutionnaire. Chacun vient ici avec ses idées,
son sens du jeu, en cultivant le singulier au pluriel.
Élève de Jean-Pierre Rampal durant les années
soixante, co-leader de lOrchestre Sympathique au tournant
des années quatre-vingt, «session man» prisé,
compositeur de musiques de films dont le classique québécois
Les bons débarras, concertiste infatigable, compositeur fascinant
et producteur de Créations Musicales, François Richard
est sans exagérer une figure marquante du jazz canadien.
Suffit de se laisser bercer par Ad Infinitum pour sen convaincre.
Claude Côté, Journaliste, Mai 2005
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